| | Réponses 11 | PAGE 1 2 | | | | bombardier COMPTE SUPPRIMÉ Vendredi 1er Septembre 2006 à 12:23 |
| | "Les mots trahissent aussi sûrement que des fringues ou un make-up trop marqués. Et le désir de faire "jeune" côté vocabulaire peut nous classer dans le pathétique aussi immanquablement qu'un Régé Color un peu trop uniforme sur des tempes argentées. Vous pensez faire "branché" ? Mais ce mot lui-même remonte à 1866 lorsque Théodore de Banville, dans Gringoire, écrivait "Il y avait là force gens branchés". A l'époque "branché" voulait dire "pendu à un arbre ou à un gibet". C'est dans les années 1980 que le mot commence à fleurir au sens de "dans le coup". Il y a bien sûr aussi eu "in" et "out", terribles "franglismes" qui ont surtout eu leur heure de gloire dans les magazines, pour désigner les personnalités "en hausse" ou "en baisse". Sorte de retour au gibet version médias... De "branché", on a filé la métaphore électrique pour risquer un "câblé" qui ne clignota que quelques courts trimestres à nos oreilles. Puis avec Internet apparaît "connecté", dont seul le contraire ("déconnecté") a réussi à détrôner "démodé", "obsolète" ou "désuet". Aujourd'hui ? On n'est plus "branché", on est "hype", voire "trendy", et, dans le cas contraire, on ne fait plus seulement "plouc" mais "ringue" (pour ringard). Et puiser dans le lexique des années 1980-1990 revient en gros, aux yeux de nos enfants ou de leurs copains, à s'habiller façon Deschiens pour une soirée "clubbing". De la même façon, le verlan, qui a eu son heure de gloire dans ces années-là, n'est plus guère prisé et classe d'emblée son utilisateur dans les "paléobranchés" (des personnes un poil "déconnectées"). De ce parler à l'envers ne sont restés que "chelou" (louche), "à donf" (à fond), "keuf" (flic), "teuf" (fête) ou "truc de ouf" (histoire de fou). Pour le reste, se croire "chébran" est pire encore que s'imaginer "branché". Le vieil argot, lui, se classe désormais aux côtés du vieux français : sur les étagères de la désuétude. Car lui aussi se renouvelle aussi vite que passent les saisons. Désormais, on n'est plus "accro" (au chocolat, au chant choral), on est "addict", on "kiffe" bien ce qu'on fait. Et quand on trouve un truc "génial", on ne s'écrie plus "super !" mais "mortel !" ("elles sont mortelles, tes pompes", entendez : "ils sont jolis, tes souliers"). Depuis belle lurette, on ne cherchait plus "chicane" : désormais, on "provoque grave". Les "chiards" ou "gniards" sont depuis deux ou trois ans devenus des "nains", la "scoumoune", un "manque de bol", les "embrouilles", de simples "complications" et les "gonzesses" et autres "nénettes" sont en passe de (re) devenir des "fiancées" (même si l'on y ajoute parfois le suffixe "du moment"). Reste les mots qu'on ne sait pas encore remplacer. A quand un "parling" pile-poil dans notre "background" ? Hélène Viala Article paru dans l'édition du 30.08.06" qu'en pensez vous | |
| Marysmily COMPTE SUPPRIMÉ Vendredi 1er Septembre 2006 à 12:38 |
| | Moi je pense qu'il faut kiffer la life!!! | |
| Marysmily COMPTE SUPPRIMÉ Vendredi 1er Septembre 2006 à 12:51 |
| | Plus serieusement, ton look, la facon de t'habiller, tes centres d'interets... Tout ca ca permet de te sentir appartenir a un groupe social en d'identifiant a eux dans un certains mimetisme... Les racailles (ou caille-ra vont parler de keufs, de oinjs, zarma, chouffe.... etc). Les fashions (eux ils ont la chance d'etre chez leur parents du coiup les sous qu'ils gagnent a quick ou a macdo ils peuvent les depenser en boite), ils parlent avec des mots english, so hype, so addict... portent des rayures et du rose et boivent de la smirnoff. Bref tout ca c cliché, ce que je veux juste dire c que t'a facon de t'exprimer permet de te rattacher a un groupe social plus generalement les intellos, les cools, les populaires..... C'est une forme communication en plus de la communication (de base qui est le langage en lui meme dans le sens se faire comprendre point barre)..... | |
| CORSICA.POWA COMPTE SUPPRIMÉ Vendredi 1er Septembre 2006 à 13:09 |
| | les fashons sont pas tous chez papa maman... Bref le language fait partir de l intégration social ainsi que la tenue vestimentaire... pour se sentir "exister".. il y en a qui ont besoin de se sentir appartenir à un ( ou plusieurs oui oui) groupe... apres ce qu helène dit n est pas totalment vrai.. pis elle cause mal le verlan mdrrrr Bref, le "dis moi comment tu parles, commet tu t habilles, je te dirai qui tu es".. n 'est pas d actualité. il y en a qui la joue " fashon" pour les sorties..mais qui ne le sont pas.. et pour les autres styles idem... | |
| jopope COMPTE SUPPRIMÉ Vendredi 1er Septembre 2006 à 13:16 |
| | je la trouve un peu has been la définition de ton dico bombardier | |
| Marysmily COMPTE SUPPRIMÉ Vendredi 1er Septembre 2006 à 13:24 |
| | Corsica> c'etais des clichés (ou images d'epinal comme tu veux) | |
| jopope COMPTE SUPPRIMÉ Vendredi 1er Septembre 2006 à 13:25 |
| | ah c 'est pas bon les épinal | |
| CORSICA.POWA COMPTE SUPPRIMÉ Vendredi 1er Septembre 2006 à 13:26 |
| | ui je sais maryline mais je voulais le préciser afin que les ANTI FASHONS se mettent po encore a critiquer | |
| bombardier COMPTE SUPPRIMÉ Vendredi 1er Septembre 2006 à 13:56 |
| | cet article ne m'a pas plu sur le simple fait des critiquer les fashion et autre mais elle a caricaturé la "mode de la rue" de facon fine sans attaquer quiquonque ceux qui voit en ce texte une attaque, on pas compris le sens du texte jopope, normal c'est une vieille qui a ecrit, mais pas si has been que ca, regarde autour de toi et tu en verra plus que ce que tu pense. je le trouve encore dans le coup cet article tout de meme | |
| Moultabix COMPTE SUPPRIMÉ Vendredi 1er Septembre 2006 à 15:49 |
| | sinon "Vous savez, moi je ne crois pas qu'il y ait de bonne ou de mauvaise situation. Moi, si je devais résumer ma vie aujourd'hui avec vous, je dirais que c'est d'abord des rencontres. Des gens qui m'ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j'étais seul chez moi. Et c'est curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée... Parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l'interlocuteur en face je dirais, le miroir qui vous aide à avancer. Alors ce n'est pas mon cas, comme je disais là, puisque moi au contraire, j'ai pu : et je dis merci à la vie, je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie... Je ne suis qu'amour ! Et finalement, quand beaucoup de gens me disent "Mais comment fais-tu pour avoir cette humanité ?", je leur réponds très simplement, je leur dis que c'est ce goût de l'amour qui m'a poussé aujourd'hui à entreprendre une construction mécanique, mais demain qui sait ? Peut-être seulement à me mettre au service de la communauté, à faire le don, le don de soi..." | |
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