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FORUM CINéMA/TV du cul, du cul, du cul!

jbgfx COMPTE SUPPRIMÉ
Jeudi 1er Novembre 2007 à 23:17
http://sisyphe.org...ticle=2735
rekun COMPTE SUPPRIMÉ
Jeudi 1er Novembre 2007 à 23:18
mdr vive le sujet :))
Lock622 COMPTE SUPPRIMÉ
Jeudi 1er Novembre 2007 à 23:19
Lire aussi en français l’analyse de ce livre par le directeur général du réseau AlterNet, Don Hazen : « La pornographie et la fin de la masculinité ».

Après trois heures de travail intense, l’atelier que j’anime sur la pornographie en est à ses derniers instants. Les 40 participantes travaillent toutes à un centre d’aide à des survivantes de violences conjugales et de viol. Ce sont les femmes qui travaillent en première ligne, celles qui répondent à la ligne téléphonique de crise, 24 heures sur 24, et qui soutiennent les victimes en intervention personnalisée. Elles conseillent des femmes que l’on vient de violer, aident des femmes agressées par leur mari et soutiennent des enfants victimes de violence. Ces femmes ont tout vu, tout entendu. Quelle que soit la brutalité d’un récit, elles ont connu ou entendu des récits encore plus brutaux ; personne ne peut leur en remontrer à propos de violences masculines. Pourtant, après ces trois heures d’information, d’analyse et de discussion concernant l’industrie commerciale de la pornographie hétérosexuelle, plusieurs de ces femmes sont épuisées. L’atmosphère est lourde de tristesse.

Vers la fin de la séance, une femme qui n’a encore rien dit commence à parler. Elle a conservé sa contenance durant tout l’atelier, les bras serrés contre le corps. Elle parle un certain temps, puis s’excuse du manque de suivi de ses propos. Mais ses excuses sont inutiles : elle met en mots ce que plusieurs ressentent. Elle parle de sa propre vie, de ce qu’elle a appris au cours de la séance, de sa colère et de sa tristesse.

Finalement, elle dit : « Ça fait mal. Ça fait tellement mal. »

Tout le monde garde le silence en pesant ces mots. La conversation redémarre lentement, et les femmes parlent plus de ce qu’elles ressentent, de l’usage qu’elles vont faire de cette information, de ce qu’elle signifiera pour leur travail et leur vie. La séance se termine, mais les paroles de cette participante demeurent entre nous. Cela fait mal.

Cela fait mal de savoir que qui que vous soyez, en tant que femme, vous pouvez être réduite à un objet à pénétrer et que des hommes achèteront des films à ce sujet et que, dans beaucoup de ces films, votre humiliation constituera le thème central. Cela fait mal de savoir qu’une telle proportion de la pornographie achetée par les hommes associe intimement le désir à la cruauté.

Cela fait mal aux femmes alors que des hommes aiment cela et le simple fait de savoir cela fait mal.

Même ces femmes - qui ont trouvé des façons de tenir tête aux blessures issues de la violence masculine dans d’autres situations - ont peine à faire face à la réalité de la pornographie. C’est une chose que de faire face aux actes, même des actes d’une violence extrême. C’en est une autre que de connaître les pensées, les idées et les fantasmes qui sous-tendent ces actes.

Les gens prennent habituellement pour acquis que la pornographie constitue un enjeu aussi difficile et diviseur parce qu’elle traite de la sexualité. En fait, si notre culture échoue à affronter la question de la pornographie, c’est parce qu’elle traite de la cruauté des hommes à l’égard des femmes et du plaisir que les hommes prennent parfois à cette cruauté. Et cette réalité est beaucoup plus difficile à prendre en ligne de compte - pour les hommes et pour les femmes.
Pourquoi cela fait mal

Cela ne revient pas à dire que tous les hommes tirent un plaisir sexuel de la cruauté. Cela ne signifie pas que toutes les femmes rejettent la pornographie. Il y a beaucoup de variations individuelles au sein de l’espèce humaine, mais il existe aussi des modèles dans toute société. Et lorsque ces modèles nous apprennent des choses sur nous-mêmes et sur le monde où nous vivons, nous avons souvent envie de détourner le regard.
Lock622 COMPTE SUPPRIMÉ
Jeudi 1er Novembre 2007 à 23:20
Le paradoxe de la pornographie

D’abord imaginez que ce que l’on pourrait appeler un indice de cruauté - la mesure du niveau de cruauté explicite à l’égard des femmes, de leur dégradation dans la pornographie contemporaine à diffusion de masse. Cet indice augmente, rapidement.

Ensuite, imaginez un indice de normalisation - la mesure du niveau d’acceptation de la pornographie dans la culture générale contemporaine. Cet indice augmente lui aussi, tout aussi rapidement.

Si la pornographie est de plus en plus cruelle et dégradante, pourquoi est-elle de plus en plus répandue au lieu d’être de plus en plus marginalisée ? Dans une société qui se dit civilisée, ne devrait-on pas s’attendre à ce que la plupart des gens rejettent un matériel sexuel qui devient de plus en plus méprisant envers l’humanité des femmes ? Comment expliquer l’apparition simultanée de façons de plus en plus nombreuses et intenses d’humilier les femmes sexuellement et la popularité croissante des films qui présentent ces activités ?

Comme c’est souvent le cas, on ne peut résoudre ce paradoxe qu’en reconnaissant la fausseté d’une de ces prémisses. Dans ce cas-ci, c’est la conviction que la société américaine rejette habituellement la cruauté et la dégradation. En fait, les États-Unis sont un pays qui n’oppose aucune objection sérieuse à la cruauté et la dégradation. Pensez à la façon dont nous acceptons le recours à des armes de guerre brutales pour tuer des civils, ou dont nous acceptons la peine de mort, ou dont nous tolérons des inégalités économiques écrasantes. Il n’existe aucun paradoxe dans la normalisation implacable d’une pornographie intensément cruelle. Notre culture possède un régime juridique bien développé qui protège en général les droits et libertés individuels, mais c’est également une culture étonnamment cruelle dans sa façon d’accepter la brutalité et l’inégalité.

Les pornographes ne dévient pas de la norme. Leur présence dans la culture générale ne devrait pas étonner puisqu’ils représentent des valeurs généralisées : la logique de la domination et de la subordination qui jouent un rôle central dans le patriarcat, un nationalisme hyper-patriotique, la suprématie des Blancs et un capitalisme d’entreprise prédateur.

* Le titre de cet extrait est de Sisyphe.
jbgfx COMPTE SUPPRIMÉ
Jeudi 1er Novembre 2007 à 23:20
Euh ouais.. tu viens de poster le contenu du lien :p
Lock622 COMPTE SUPPRIMÉ
Jeudi 1er Novembre 2007 à 23:20
Parcque oui, ça m'enerve de rien savoir d'un sujet et de voir juste un lien comme ça... z> z>
jbgfx COMPTE SUPPRIMÉ
Jeudi 1er Novembre 2007 à 23:22
C'est commercial tu peux pas comprendre...

On attire le gogo avec un sujet racoleur et on le force à utiliser son cerveau.
Lock622 COMPTE SUPPRIMÉ
Jeudi 1er Novembre 2007 à 23:23
Ouais bha ici désolé mais on post pas avec cet esprit là, perso je trouve déjà la publicité commerciale trop visible, niaise et repoussante, alors que des gens se mettent à copier dessus, non merci. xxp

Ps : je ne suis pas si serieux que ça, néanmoins fallais que ça sorte.
jbgfx COMPTE SUPPRIMÉ
Jeudi 1er Novembre 2007 à 23:24
Vas y respire un bon coup ça va aller... c'est mieux là ? :))

Blague à part j'ai trouvé l'article interessant, j'espère que certains le liront.
destroyJ COMPTE SUPPRIMÉ
Jeudi 1er Novembre 2007 à 23:30
Sans interet.
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