| | Réponses 156 | PAGE ... 11 12 13 14 15 16 | | | | Vent.libertaire COMPTE SUPPRIMÉ Vendredi 09 Mai 2008 à 02:51 |
| | side down boy you turn me ...... et donc? | |
| | kizanoz rémi Vendredi 09 Mai 2008 à 02:56 |
| | BOF.... j'ai mon mémoire à rendre dans 10 jours je recueille les derniers commentaires.... | |
| Vent.libertaire COMPTE SUPPRIMÉ Vendredi 09 Mai 2008 à 02:59 |
| | bon bah voilà le dernier alors | |
| | kizanoz rémi Vendredi 09 Mai 2008 à 23:50 |
| | Tout d’abord merci a tous pour vos messages et commentaires qui m’aident beaucoup pour mon mémoire. Pour revenir sur le sujet, je vais vous expliquer la véritable histoire de l’exposition sur le chien que l’artiste a soit disant laissé mourir de faim. Guillermo Vargas "Habacuc" est un artiste engagé. Quelqu'un qui n’hésite pas à déverser 300 kilos de tomates sur le sol d’une galerie pour provoquer une réflexion sur le gâchis dans le monde contemporain. En 2007 il est sélectionné pour la biennale de la Galerie Codice et décide pour l’occasion de mettre un chien au piquet. Prénommé Natividad en mémoire d’une jeune femme égorgée par deux molosses quelques mois plus tôt, l’animal prisonnier au milieu de croquettes inaccessibles symbolise à lui tout seul bien des paradoxes de notre société. Et l'absence totale d’intérêt que le public de la galerie porte à l’animal lors de l’exposition. Les photos de l’installation ont fait le tour de la toile mondiale, générant des pétitions indignées dans de nombreux pays. L’une d’entre elles a obtenue plus de 2.200.000 signatures à ce jour. Dans un communiqué officiel, la directrice de la galerie Codicé déclare que le chien (qui a été trouvé dans un bidonville en train de mourir de faim…) n’a été exposé que trois heures, passant le reste du temps dans un patio où Habacuc l’a soigné lui-même et lui donnait à manger et à boire. Chien errant, l’animal aurait tout simplement fini par reprendre sa liberté. "C'est un travail qui laisse un message social, une oeuvre d’art conceptuelle. Et le public a encore du mal à concevoir ce type d'actions”, dit-elle au journal La Prensa. “Je comprends que nombre de personnes à travers le monde se soient montrées offensées par les propos de Habacuc dans lesquels il soutenait que son intention était de laisser mourir le chien d’inanition. Ces paroles sont de sa responsabilité absolue. J’espère simplement que les personnes ayant été informées sur les conditions de l'exposition, ont aussi crié leur indignation lorsque Natividad Canda a été dévorée par des Rottweilers." D’après vos commentaires, plein de gens crient à l'ignominie ... Ce qui est totalement justifié. Et dans la même phrase, ces mêmes gens suggèrent que l'on fasse subir le même sort (voire pire) à cet affreux bonhomme... Les témoins offusqués deviennent eux-mêmes justiciers et bourreaux ... Je m'interroge sur la facilité avec laquelle les "choqués" deviennent en un quart de phrase des tortionnaires potentiels... Ici l’artiste a voulu nous faire passer un message mais y en a t’il toujours dans ce genre de manifestation. Ici il touche au respect de l’animal. Un artiste veut rester dans la mémoire et il veut surprendre et pour cela il utilise des moyens qui lui sont propres pour faire passer un message . L’art peut être singulier dans ce genre de propositions mais il n’en reste pas moins la preuve qu’il surprend et déchaine des réactions. Mais faut il obligatoirement choquer ? Je vous ai fait une sélection d’artistes qui font beaucoup parler d’eux en ce moment : -Xiao Yu - tête de foetus humain greffée sur un corps de mouette conservés dans du formol - L'artiste a voulu "manifester contre les monstres que l'on crée à partir de la manipulation génétique" www.clubic....page1.html -Hermann Nitsch - "happenings" et des mises en scène, ayant pour thématique principale la Passion du Christ. Son but était de s'approcher au plus près de ce que Jésus aurait pu subir et bien entendu de "choquer" le spectateur en le mettant au plus près de la Réalité. http://mailer.e-fl...aktion.jpg | |
| | kizanoz rémi Vendredi 09 Mai 2008 à 23:52 |
| | -Damien hurst-travail sur les cadavres. L'univers de Damien Hirst est assez violent, parfois cruel, toujours inéluctable. Considéré comme une sorte de surdoué de l'art contemporain, après de multiples prix internationaux, il est aujourd'hui l 'un des artistes les mieux cotés. http://en.wikipedi...Mother.JPG -Gunther von Hagens- inventeur de la plastination, une technique visant à conserver des corps ou des parties d'êtres décédés. L'oeuvre de Gunther von Hagens pose de nombreuses questions d'éthique : peut-on ainsi exhiber des cadavres humains, et à partir de ce matériel morbide créer des "oeuvres d'art" ? http://dl.nlb.gov....ation3.jpg -Orlan, artiste qui modifie régulièrement son visage par chirurgie esthétique sans anesthésie (interventions chirurgicales filmées), voulant faire de son visage 'une oeuvre d'art' http://blogs.nyu.e...698850.jpg Nous sommes dans une époque où l'art dérange... Mais entre nous, c'est pas nouveau du tout du tout... Des chefs d’œuvres aujourd’hui reconnus comme Impression soleil levant de Monet, ou les Demoiselles d’Avignon de Picasso mais aussi le Carré blanc sur fond blanc de Malevitch suscitèrent l’indignation des critiques et le rejet parfois violent du public. Mais le scandale prend bien souvent une tournure plus politique. Ainsi La Mort de la Vierge de Caravage est vivement rejeté par l’Église et l’Enterrement à Ornans de Courbet ou le Balzac de Rodin furent l’objet de véritables batailles. Certaines oeuvres enfin font scandale par leur sujet même et repoussent les frontières entre l’érotisme et la pornographie. De la Vénus d’Urbino de Titien aux photos de Robert Mapplethorpe ou de Jeff Koons, les artistes ont de tout temps cherché la provocation. Controverses, rejets du public, déchaînements de la critique, censure, procès, emprisonnement Oui, la provocation peut être artistique... Tant que le débat sera, l'art sera, et tant mieux... L’art tout azimut ne peut qu'être néfaste dans un contexte abusif. Par exemple, la personne qui utilise l'art pour utiliser l'art. Ou bien tout simplement dans le but de choquer l'opinion publique. Dans ce sens on peut dire qu’il y a une limite à l’art. Après cette petite présentation, j’aimerai vous demander de m’accorder 2 petites minutes pour répondre à ces questions : Le thème de mon mémoire est d'essayer de trouver une définition de l'art à travers ses limites. Donc, pour vous ? -Que pensez vous du travail de Guillermo Vargas (Avant ou après l’explication ) et le considérez vous comme de l'art? -Pensez vous que la provocation de nos jours est plus importante qu'auparavant ? -Pouvez vous essayer de me donner votre définition de l’art ? Voilà, merci de votre écoute et si vous avez des informations à me donner ou si vous connaissez d’autres artistes, je suis preneur. | |
| | LaPhobie Monde Samedi 10 Mai 2008 à 00:26 |
| | Tu as oublié de parler de "L'origine du monde". C'est un des tableaux les plus choquants... qui choquent d'ailleurs encore. J'ai lu une interview de la conservatrice du Louvre qui expliquait que le musée recevait régulièrement des lettres d'insultes pour oser montrer ce tableau. Pour ce qui est du travail de Guillermo Vargas, j'étais au courant que le chien était nourri en secret pendant l'exposition. Son travail ne me plait pas forcément car il enfonce une porte ouverte. De moi même je me doutais bien que de nos jours cette exposition était totalement impossible. Nous vivons dans l'hypocrisie, des animaux et des gens meurent tous les jours, mais il serait très malvenu de le montrer. On passe nos vies à regarder des films d'horreurs, monter dans des manèges à sensations pour ressentir des émotions, par contre on est incapables encore de regarder la mort et la souffrance en face. La provocation de nos jours est beaucoup moins importante qu'avant. Avant provoquer c'était mettre une mini-jupe, maintenant c'est de la sur-enchère. A partir du moment où tout le monde provoque ce n'est plus de la provocation. Dans l'art c'est la même chose, la sur-enchère. On montre des foetus, du sang, des cadavres... mais on ne fait que suivre le chemin tracé par les pionniers. Alors oui il y a de la provocation, mais aucune innovation. L'art à mes yeux c'est la beauté. Pas la beauté au sens commun du terme. L'art est dans toute chose, l'artiste doit pouvoir mettre en lumière cette beauté. S'arrêter devant une toile, une sculpture ou que sais-je encore et voyager. Explorer une autre manière de voir les choses et repartir plus riche qu'avant. Elle est là la veritable beauté, dans les sentiments qui nous étreignent lorsqu'on se retrouve devant une oeuvre. L'art doit nous ouvrir l'esprit et nous rendre plus vivant. | |
| OoO.AaRiCiAa.OoO COMPTE SUPPRIMÉ Samedi 10 Mai 2008 à 00:34 |
| | je regarderais pas cette video jusqu a la fin seule chose a dire j ai envie de frapper ce mec | |
| | LaPhobie Monde Samedi 10 Mai 2008 à 00:38 |
| | Sonia, lis les deux interventions de Kizanoz au dessus de moi. ^^ | |
| AlexAngel COMPTE SUPPRIMÉ Samedi 10 Mai 2008 à 00:39 |
| | 135) kizanoz (Fasol) (EN LIGNE) Vendredi 09 Mai 2008 à 23:52 "Nous sommes dans une époque où l'art dérange" Se que fait Guillermo Vargas Habacuc n'est pas de l'art. | |
| Divinis.Mortis COMPTE SUPPRIMÉ Samedi 10 Mai 2008 à 00:39 |
| | Je n'ai pas du tout suivi ce fil, mais ayant lu les dernières interventions, il y a selon moi, plusieurs notions qui ressurgissent, et malgré qu'elles soient liées entre elles, je trouve que ce qui différencie totalement notre époque, c'est que l'on soit conduit à les dissocier. Avant, l'académisme englobait la technique, la thématique et l'esthétique. Désormais, on peut faire de l'art contemporain en jouant qu'avec la réflexion, ou au contraire, en ne faisant que l'esthétique à la vertu contemplative. Phobie décrit le besoin de "magnifier" une réalité que l'on avait du mal à figer. A notre époque, il est devenu tellement facile de la figer, qu'on la destructure pour réaliser des oeuvres basées uniquement sur un discours, une idée, ou un concept. Bon, je ne traite pas du tout du sujet initial, mais vu l'heure, je commence à être sérieusement claqué. | |
| | | | ◄ PRÉCÉDENT | SUIVANT ► |
|