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FORUM ACTUS police !

beatboxeur COMPTE SUPPRIMÉ
Mardi 27 Mai 2008 à 17:58
Je peux te parler du flic qui a sorti son arme pour tirer à 6 reprises sur le manouche qui voulait s'enfuire en sautant par la fenetre du commissariat... t'es au courant de cette histoire ?
Vent.libertaire COMPTE SUPPRIMÉ
Mardi 27 Mai 2008 à 17:58
C'est qu'un clip Noron. Pour avoir grandit en banlieue parisienne et y allant souvent voir ma famille à la cité, je vois pas ce genre de chose se passer tous les jours même si je ne renie pas une certaine violence latente chez les jeunes. Mais peut-on vraiment les blâmer d'être quelque peu en colère vu les conditions de vie qu'on leur offre?
johnnmanie COMPTE SUPPRIMÉ
Mardi 27 Mai 2008 à 18:00
beatboxeur j'en ai parlez dans les pages precedentes ;)
Vent.libertaire COMPTE SUPPRIMÉ
Mardi 27 Mai 2008 à 18:00
Amnesty International dénonce l'impunité policière en France

(mercredi 6 avril 2005)


PARIS (communiqué de Reuters)


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- Amnesty International a dénoncé l'impunité "généralisée" qui caractériserait en France les affaires de violences commises par des policiers.

"Après avoir enquêté pendant des années", Amnesty conclut à "l'existence d'un phénomène d'impunité de fait pour les policiers en France", précise ce rapport publié mercredi.

Le document porte sur une trentaine de cas "de graves violations des droits humains, avérées ou présumées, commises par des policiers, le plus souvent contre des jeunes", entre 1991 et 2005. Toutes concernent des personnes d'origine étrangère et la plupart ont trait à des problèmes de mauvais traitements policiers.

Amnesty fait notamment état de personnes ayant reçu "des coups de pied, de poing ou de matraque qui ont entraîné des fractures du nez, des lésions oculaires ou d'autres blessures". Des violences qui sont en outre souvent accompagnées d'injures à caractère raciste ou de traitements dégradants.

Au-delà des faits, c'est le manque d'empressement de la police, du ministère public et des tribunaux à "poursuivre les auteurs de violations des droits humains quand ce sont des policiers" que dénonce Amnesty.

L'organisation regrette ainsi une "justice à deux vitesses" qui s'avère "beaucoup plus rapide pour les plaintes déposées par des policiers que pour les plaintes déposées contre des policiers et par les condamnations prononcées, qui ne sont souvent pas à la mesure de la gravité des crimes commis".

Outre ce constat, Amnesty fait une série de propositions.

Elle recommande la création en France d'un organisme indépendant en mesure d'enquêter sur les allégations de violations des droits humains imputées à des agents de la force publique, en remplacement des mécanismes internes de plainte existants.

Elle exhorte aussi les autorités françaises à faire en sorte que tous les gardés à vue puissent consulter très rapidement un avocat, que tous les interrogatoires de police soient filmés et que les procédures et les lignes de conduite relatives aux contrôles d'identité soient "soigneusement revues afin d'éviter les contrôles discriminatoires".

La totalité des cas examinés concernant des personnes d'origine étrangère, Amnesty International déplore un racisme latent dans la police.

L'organisation considère l'arsenal juridique français suffisant mais elle exige que les lois antiracistes existantes soient appliquée plus strictement et souhaite que l'on tienne compte des dispositions qui font des mobiles racistes une circonstance aggravante dans certaines infractions.

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© Reuters

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L'étude en question :

Amnesty International, « Pour une véritable justice. Mettre fin à l’impunité de fait des agents de la force publique dans des cas de coups de feu, de morts en garde à vue, de torture et autres mauvais traitements »

z>
noron34 COMPTE SUPPRIMÉ
Mardi 27 Mai 2008 à 18:01
Guillaume: tu parle de la gendarmerie la...
les gendarme sont des militaires qui n'ont rien a voir avec la police même si ont fait le même boulot...

et pour info: les gendarmes sont autorisé a tirrer aprés somation!
contrairement a la police...

mais je condamne totalement le gendarme qui a tué ce jeune! je ne vois pas pk il a eu besoin de le tuer...

vent: tu n'était peut étre pas en banlieu pdt les émeute aussi... z>
fouteu05 COMPTE SUPPRIMÉ
Mardi 27 Mai 2008 à 18:02
moi j'aime beaucoup les filles en habit de police :)) :))
beatboxeur COMPTE SUPPRIMÉ
Mardi 27 Mai 2008 à 18:03
Bon allez avant de partir je le redis :

J'ADORE LA PEAU LISSE !!! :D
johnnmanie COMPTE SUPPRIMÉ
Mardi 27 Mai 2008 à 18:03
"les gendarmes sont autorisé a tirrer aprés somation" ca je savais pas, je m'engagerai dans la gendarmerie alors
Vent.libertaire COMPTE SUPPRIMÉ
Mardi 27 Mai 2008 à 18:04
vent: tu n'était peut étre pas en banlieu pdt les émeute aussi...

Si, et mon p'tit frêre s'est fait casser la gueule par des keufs en sortant du bahut. Comme ça sans raisons. Il faut dire qu'il portait une casquette Lacoste aussi, mon dieu quel crime z>
Vent.libertaire COMPTE SUPPRIMÉ
Mardi 27 Mai 2008 à 18:05
"Tant que l’on refusera de traiter les questions de fond, on aura des émeutes", entretien avec Laurent Mucchielli, directeur de recherches au Cnrs
le 29 novembre 2007
La vague de "violence" des quartiers dits "sensibles" est le produit d’un processus de ghettoïsation que la société française refuse de voir, et d’un sentiment d’impasse et d’humiliation des jeunes.

Pourquoi cette poussée de violence ? Quel regard portez-vous sur les événements récents à Villiers-le-bel ?

Comme d’autres analystes de la situation des "banlieues", j’avais annoncé que, la situation ne s’étant guère améliorée depuis 2005 (dans certains domaines elle a même empiré), les mêmes causes produiraient les mêmes effets. C’est-à-dire que d’autres émeutes auraient lieu selon le même schéma : la mort de jeunes en relation avec une opération de police. En 2006, il y a déjà eu des mini-émeutes dans plusieurs quartiers (à Montfermeil, à Montpellier) et des incidents très graves dans beaucoup d’autres (par exemple aux Mureaux), tous classés en "ZUS" (zones urbaines sensibles). Cela continue donc. Et on ne voit pas pourquoi cela s’arrêterait puisqu’aucune des causes n’a disparu.

Après 2005, avec l’équipe de recherche qui a fait le livre Quand les banlieues brûlent, nous avions identifié quatre problèmes cruciaux : 1) les relations catastrophiques avec la police, 2) le niveau de l’échec scolaire et le ressentiment envers l’école, 3) le niveau du chômage des jeunes, y compris lorsqu’ils sont qualifiés et 4) le statut global de la population dite "issue de l’immigration" dans la société française. Ils sont toujours là, et ils nourrissent toujours en permanence dans ces quartiers des sentiments de colère, d’injustice, d’exclusion, d’humiliation et de ce que j’appelle la « victimation collective ».

L’action de la police est-elle en cause ?

Les conflits entre une partie de la jeunesse et la police sont permanents. Ils se cristallisent sur la violence des modes d’intervention de la police. Après 2005, on aurait pu penser que la question de la police de proximité allait être remise à l’ordre du jour. Cela n’a pas été fait. A la place, Nicolas Sarkozy a au contraire décidé d’affecter en permanence des compagnies de CRS dans les quartiers. C’est le contraire de la police de proximité...

Le quotidien, c’est celui des contrôles d’identité incessants que les jeunes perçoivent comme des contrôles au faciès et comme des humiliations. C’est aussi le jeu du chat et de la souris entre les jeunes qui roulent en scooter ou en moto (sans casque et parfois de façon dangereuse pour les piétons) et les policiers, comme celui qui a peut-être conduit au drame de Villiers-le-bel (on verra ce que conclut l’information judiciaire). Il y a là un cercle vicieux qui s’est installé depuis des années, dans lequel les policiers sont piégés eux-mêmes et que pratiquement aucun responsable politique n’a le courage de dénoncer comme tel car cela supposerait une réforme sérieuse de l’organisation, de la doctrine et des façons de faire de la police. Cela ne plaît pas à de nombreux syndicats de police. Et cela rencontre manifestement aussi des blocages de type idéologique à droite.

Quelles réponses peut-on imaginer à court terme mais aussi à long terme ?

Si l’on veut que les choses se calment rapidement et durablement après le démarrage d’une émeute, indépendamment de l’action policière, il faut parler des jeunes qui sont morts et de la douleur de leurs familles, leur accorder le statut symbolique de victimes qu’elles réclament. Il faut ensuite assurer la population qu’une enquête vraiment impartiale aura lieu (et non pas s’empresser de vouloir à tout prix dédouaner la police de toute responsabilité). Enfin, il faut leur dire qu’on les entend et que l’on comprend leur colère et leur humiliation. Cela ne veut pas dire que l’on excuse les actes délinquants de certains, mais que l’on prend au sérieux un cri de révolte et de souffrance général. Il faut absolument sortir de l’effet d
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