| | Réponses 16 | PAGE 1 2 | | | | Buffy34MHSC-4eVer COMPTE SUPPRIMÉ Jeudi 18 Mai 2006 à 04:28 |
| | I think I'm drowning asphyxiating I wanna break the spell that you've created you're something beautiful a contradiction I wanna play the game I want the friction you will be the death of me yeah you will be the death of me bury it I won't let you bury it I won't let you smother it I won't let you murder it our time is running out and our time is running out you can't push it underground we can't stop it screaming out I wanted freedom but I'm restricted I tried to give you up but I'm addicted now that you know I'm trapped sense of elation you'll never dream of breaking this fixation you will squeeze the life out of me bury it I won't let you bury it I won't let you smother it I won't let you murder it our time is running out and our time is running out you can't push it underground we can't stop it screaming out how did it come to this yeah you will suck the life out of me bury it I won't let you bury it I won't let you smother it I won't let you murder it our time is running out and our time is running out you can't push it underground we can't stop it screaming out and how did it come to this | |
| shiva-a.k.a-supastarr COMPTE SUPPRIMÉ Jeudi 18 Mai 2006 à 14:06 |
| | Ils s'embrassent au mois de Janvier, car une nouvelle année commence, mais depuis des éternités l'a pas tell'ment changé la France. Passent les jours et les semaines, y a qu'le décor qui évolue, la mentalité est la même : tous des tocards, tous des faux culs. Ils sont pas lourds, en février, à se souvenir de Charonne, des matraqueurs assermentés qui fignolèrent leur besogne, la France est un pays de flics, à tous les coins d'rue y'en a 100, pour faire règner l'ordre public ils assassinent impunément. Quand on exécute au mois d'mars, de l'autr' côté des Pyrénées, un arnachiste du Pays basque, pour lui apprendre à s'révolter, ils crient, ils pleurent et ils s'indignent de cette immonde mise à mort, mais ils oublient qu'la guillotine chez nous aussi fonctionne encore. Etre né sous l'signe de l'hexagone, c'est pas c'qu'on fait d'mieux en c'moment, et le roi des cons, sur son trône, j'parierai pas qu'il est all'mand. On leur a dit, au mois d'avril, à la télé, dans les journaux, de pas se découvrir d'un fil, que l'printemps c'était pour bientôt, les vieux principes du seizième siècle, et les vieilles traditions débiles, ils les appliquent tous à la lettre, y m'font pitié ces imbéciles. Ils se souviennent, au mois de mai, d'un sang qui coula rouge et noir, d'une révolution manquée qui faillit renverser l'Histoire, j'me souviens surtout d'ces moutons, effrayés par la Liberté, s'en allant voter par millions pour l'ordre et la sécurité. Ils commémorent au mois de juin un débarquement d'Normandie, ils pensent au brave soldat ricain qu'est v'nu se faire tuer loin d'chez lui, ils oublient qu'à l'abri des bombes, les Francais criaient "Vive Pétain", qu'ils étaient bien planqués à Londres, qu'y avait pas beaucoup d'Jean Moulin. Etre né sous l'signe de l'hexagone, c'est pas la gloire, en vérité, et le roi des cons, sur son trône, me dites pas qu'il est portugais. Ils font la fête au mois d'juillet, en souv'nir d'une révolution, qui n'a jamais éliminé la misère et l'exploitation, ils s'abreuvent de bals populaires, d'feux d'artifice et de flonflons, ils pensent oublier dans la bière qu'ils sont gourvernés comme des pions. Au mois d'août c'est la liberté, après une longue année d'usine, ils crient : "Vive les congés payés", ils oublient un peu la machine, en Espagne, en Grèce ou en France, ils vont polluer toutes les plages, et par leur unique présence, abîmer tous les paysages. Lorsqu'en septembre on assassine, un peuple et une liberté, au cœur de l'Amérique latine, ils sont pas nombreux à gueuler, un ambassadeur se ramène, bras ouverts il est accueilli, le fascisme c'est la gangrène à Santiago comme à Paris. Etre né sous l'signe de l'hexagone, c'est vraiment pas une sinécure, et le roi des cons, sur son trône, il est français, ça j'en suis sûr. Finies les vendanges en octobre, le raisin fermente en tonneaux, ils sont très fiers de leurs vignobles, leurs "Côtes-du-Rhône" et leurs "Bordeaux", ils exportent le sang de la terre un peu partout à l'étranger, leur pinard et leur camenbert c'est leur seule gloire à ces tarrés. En Novembre, au salon d'l'auto, ils vont admirer par milliers l'dernier modèle de chez Peugeot, qu'ils pourront jamais se payer, la bagnole, la télé, l'tiercé, c'est l'opium du peuple de France, lui supprimer c'est le tuer, c'est une drogue à accoutumance. En décembre c'est l'apothéose, la grande bouffe et les p'tits cadeaux, ils sont toujours aussi moroses, mais y a d'la joie dans les ghettos, la Terre peut s'arrêter d'tourner, ils rat'ront pas leur réveillon; moi j'voudrais tous les voir crever, étouffés de dinde aux marrons. Etre né sous l'signe de l'hexagone, on peut pas dire qu'ca soit bandant si l'roi des cons perdait son trône, y aurait 50 millions de prétendants. Renaud/Hexagone (désolé!) | |
| Mini.Kibo COMPTE SUPPRIMÉ Jeudi 18 Mai 2006 à 15:42 |
| | Renaud- Petite fille des sombres rues Non, ne crois pas, fillette, me retenir encore dans tes rues sans violettes, dans ton triste décor. N'essaie pas de me suivre, déserte mes rivages, loin de toi, je veux vivre de plus beaux paysages. Petite fille des sombres rues, éloigne-toi, Petite fille aux yeux perdus, tu m'oublieras. J'ai trop longtemps vécu dans de pauvres ruelles, trop longtemps attendu un dernier arc-en-ciel. J'ai besoin de soleil et d'horizons moins gris, je veux voir les merveilles que, près de toi, j'oublie. Petite fille des sombres rues, éloigne-toi, Petite fille aux yeux perdus, tu m'oublieras. Je ne suis pas de ceux que chasse la lumière, et qui vivent heureux un éternel hiver De l'amour je ne veux que les filles des rivières, lorsque j'aime les yeux, j'aime aussi la chaumière. Petite fille des sombres rues, éloigne-toi, Petite fille aux yeux perdus, tu m'oublieras. Nos chemins se séparent, entends, la vie m'appelle, je quitte tes trottoirs et tes grises dentelles. Je pars pour des royaumes où l'on m'attend peut-être, où le bonheur embaume, et donne un air de fête. Petite fille des sombres rues, éloigne-toi, Petite fille aux yeux perdus, tu m'oublieras. Laisse-moi m'en aller, je n'ai plus rien à dire, mais si tu veux pleurer, n'essaie pas de sourire. Retourne dans ta nuit, au fond de tes faubourgs, retourne dans l'ennui qui habite tes jours. Petite fille des sombres rues, éloigne-toi, Petite fille aux yeux perdus, tu m'oublieras. | |
| ludovix COMPTE SUPPRIMÉ Jeudi 18 Mai 2006 à 20:58 |
| | pas kibo mé ta premiére | |
| vaxn COMPTE SUPPRIMÉ Jeudi 18 Mai 2006 à 21:11 |
| | Michel Berger - Le paradis blanc Il y a tant de vagues et de fumée Qu'on arrive plus à distinguer Le blanc du noir Et l'énergie du désespoir Le téléphone pourra sonner Il n'y aura plus d'abonné Et plus d'idée Que le silence pour respirer Recommencer là où le monde a commencé Je m'en irai dormir dans le paradis blanc Où les nuits sont si longues qu'on en oublie le temps Tout seul avec le vent Comme dans mes rêves d'enfant Je m'en irai courir dans le paradis blanc Loin des regards de haine Et des combats de sang Retrouver les baleines Parler aux poissons d'argent Comme, comme, comme avant Y a tant de vagues, et tant d'idées Qu'on arrive plus à décider Le faux du vrai Et qui aimer ou condamner Le jour où j'aurai tout donné Que mes claviers seront usés D'avoir osé Toujours vouloir tout essayer Et recommencer là où le monde a commencé Je m'en irai dormir dans le paradis blanc Où les manchots s'amusent dès le soleil levant Et jouent en nous montrant Ce que c'est d'être vivant Je m'en irai dormir dans le paradis blanc Où l'air reste si pur Qu'on se baigne dedans A jouer avec le vent Comme dans mes rêves d'enfant Comme, comme, comme avant Parler aux poissons Et jouer avec le vent Comme dans mes rêves d'enfant Comme avant | |
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