| | Réponses 275 | PAGE ... 25 26 27 28 | | | | Chimachima COMPTE SUPPRIMÉ Mardi 12 Décembre 2006 à 13:49 |
| | J'ai fait un voyage en turquie, assez long et au contact des turcs, il y a deux ans. Ce sont des gens très ouverts d'esprit, du moment qu'on ne fréquente pas les milieux islamiques durs. En fait, au Moyen Orient, la Turquie a la même fonction que la France : une sorte de lieu d'échange entre tous ses pays frontaliers, ce qui en a fait une nation très cosmopolite au niveau ethnique. La Turquie offre un réel potention économique pour l'UE. L'essentiel du territoire est inexploité faute de moyens, que ce soit en termes agricoles ou miniers. Le tourisme s'y développe depuis une dizaine d'années seulement, mais là aussi, c'est une véritable manne. Les Turcs ont très envie de rentrer dans l'UE, parce qu'ils y voient un moyen de sortir leur pays d'un niveau "arriéré". Déjà, depuis un an, ils ont fait l'effort de transformer leur monnaie pour correspondre à l'euro. Ils veulent aussi attirer des investisseurs étrangers vers leur économie, leur entreprise, et apprennent très souvent une ou deux langues étrangères (entre l'anglais, l'allemand et le français). C'est sûr qu'il y a des trucs à recaler avant d'accepter leur entrée : gérer les problèmes de terrorisme du PKK, reconnaître les torts au génocide kurde, ce genre de choses. Mais une fois tous ses problèmes gérés, la Turquie pourrait se révéler un atout majeur pour la politique économique (et stratégique) de l'UE. | |
| grand.sachem-ethylique COMPTE SUPPRIMÉ Mardi 12 Décembre 2006 à 14:55 |
| | Ce sont des arguments défendables, mais pas suffisamment développés. En quoi la Turquie par exemple serait-elle un atout majeur d'un point de vue économique et stratégique pour l'Europe ? Je pense qu'un retour sur la page précédente peut permettre de peser le pour et le contre. | |
| Chimachima COMPTE SUPPRIMÉ Mardi 12 Décembre 2006 à 15:24 |
| | Sans faire une étude économique poussée, je dirai ceci : la Turquie possède des réserves minérales immenses, principalement du fait de l'étendue de son territoire, ce qui permettrait de contrer les importations nécessaires à l'europe, en provenance d'Am du Nord, du Sud ou de Russie principalement (sachant que la Chine n'exporte ni n'importe beaucoup de son côté). Toutes les régions turques accueillent aussi des productions qui manquent à grande échelle en europe : coton, lin (pour le textile), thé (je vous laisse deviner pour quoi...) et quelques agrumes (comme en espagne et en grèce, ça, par contre). De plus, ce pays forme son élite dans les pays dont il cherche à recréer la politique socio-éco (nommément l'Allemagne). Stratégiquement, parce que le gouvernement (et l'armée) lutte contre le prosélytisme des barbus, qui essaient tout le temps de s'acccaparer de postes d'influence dans le pays. Parce que le pays serait bien plus imposant qu'Israel comme "puissance occidentale", au moins aux niveaux de la population et du territoire. Parce que sa position en fait le carrefour entre le Nord et le Sud, l'Europe et le Moyen Orient. Parce ce que ce pays démontre clairement son intérêt pour l'occident à travers ses demandes (intégrer l'UE) et ses diverses réformes (changer sa monnaie à l'avance, et depuis 1928 abandonner l'alphabet arabe pour un alphabet occidental). Le refuser serait une perte pour tout cela, mais aussi un risque qu'un pays débouté change son fusil d'épaule et se lance dans une révolution islamique, ce vers quoi le poussent les écoles coraniques dures (modèle iranien/saoudien) | |
| grand.sachem-ethylique COMPTE SUPPRIMÉ Mardi 12 Décembre 2006 à 15:57 |
| | Tes arguments sont valables, mais vu que les gens ne lisent généralement que ce qui se trouve en dernière page sur un topic, voici mes raisons de leur dire non : 1er) Il convient de rappeler que la Turquie fait partie à 90% voire plus du bloc asiatique et non de l'Europe. 2em) C'est un pays de confession musulmane dont la laïcité n'a rien à voir avec celle de la France, l'islam sunnite est enseigné dans les écoles, les islamistes font pression pour s'accaparer le pouvoir et tentent de réinstaurer dans la mesure du possible des prescriptions islamiques (interdiction totale de l'alcool, voile pour les femmes, etc) en dépit de la main mise de l'armée sur le pouvoir politique, garante des réformes modernistes entreprises par Mustapha Kemal Attatürk (qui fut le meilleur dirigeant de la Turquie toutes époques confondues). 3em) La population de la Turquie tend elle aussi à se réislamiser, les femmes voilées sont de plus en plus nombreuses, les libertés chèrement acquises sont sans cesse remises en question dans le pays. 4em) La Turquie ne respecte pas ses minorités. 1% de chrétiens en Turquie dont le nombre n'a cessé de diminuer et vivent comme des étrangers dans leur propre pays, surveillés voire continuellement harcelés par la police Turque, leur diminution s'explique par leur conversion progressive à l'islam et leur départ vers des pays de culture chrétienne. 5em) La colonisation de l'île de Chypre continue. Séparée en deux par une ligne de démarcation militaire, la moitié de l'île est entre les mains des Turcs et l'autre sous protection de la force internationale qui protègent les Chypriotes Grecs. Plus de 300 églises ont déjà été détruites sur la partie occupée par les Turcs. La Turquie refuse de reconnaître la partie grecque de l'île et exige sa réunification à son seul profit, ce qui signifierait la mort pour les Chypriotes Grecs, ou du moins leur départ massif. 6em) La Turquie attend de l'Europe des aides financières considérables que nous n'avons pas forcément les moyens de lui fournir au vu de l'état déplorable de notre économie. 7em) Si la Turquie rentre en Europe, en raison de la taille de sa population, elle aura plus de poids au Parlement Européen que la France et l'Allemagne réunies. Doit-on vraiment confier la direction de l'Europe à la Turquie ? 8em) Avec l'ouverture des frontières, des dizaines de millions de Turcs iront s'installer en Europe, avec tous les problèmes que nous connaissons tous -même si nous refusons de le voir. Bientôt quarante millions de Turcs en Allemagne ? 9em) Si la Turquie rentre en Europe, les frontières européennes seront en contact avec celles de pays aussi charmants que l'Iran la Syrie, l'Irak. Les islamistes du monde entier revendiquent fièrement que la Turquie sera le cheval de Troie de l'Europe et permettra d'en accélérer la transformation en un nouveau continent musulman (merci aussi au colonel Lybien Khadafi de revendiquer cela, au moins nous aurons été prévenus). Avec ces frontières élargies, tout plein de djihadistes pourront rentrer en Europe et y commettre des attentats encore plus facilement. 10em) La Turquie refuse de reconnaître le génocide arménien (un million et demi d'Arméniens chrétiens massacrés au début du siècle dernier), les écrivains Turcs qui en parlent risquent l'emprisonnement. En France, d'ailleurs, en région lyonnaise, les Turcs ont massivement manifesté contre l'élévation d'un monument commémoratif en l'honneur des Arméniens massacrés, poussant le culot jusqu'à dire qu'il n'y avait jamais eu de génocide arménien. | |
| grand.sachem-ethylique COMPTE SUPPRIMÉ Mercredi 13 Décembre 2006 à 12:44 |
| | www.kabyles...ticle=2142 La Turquie à la conquête de l’Europe Êtes-vous pour ou contre l’entrée de la Turquie en Europe ? Ce livre vous ouvrira les yeux sur ce qu’il faut savoir afin de mieux comprendre les intérêts turcs. En 1453, après une résistance héroïque, Constantinople tombait aux mains du sultan Mehmet II qui la pilla, massacra ses habitants et en fit la capitale de l’Empire ottoman. Byzance disparaissait. En 1529, les Turcs pénètrent au cœur d’une Europe divisée, et mettent le siège à Vienne, capitale du Saint Empire. La résistance des Européens s’organise mais il fallut trois siècles aux peuples des Balkans pour se libérer de l’occupation ottomane. Aujourd’hui la Turquie s’éveille. Fière de son identité islamique, forte de sa position dans l’OTAN, elle veut forcer les portes de l’Union Européenne. Pourquoi cette insistance des Turcs à entrer en Europe dont la civilisation leur est étrangère ? Quelles forces permettront aux Européens de résister ? Quatorze siècles d’histoire nous l’apprennent. L’ambition du géant eurasiatique n’est-elle pas de réaliser le grand rêve, momentanément interrompu, de conquête d’une Europe affaiblie ? Pierre Eid, ingénieur français d’origine syro-libanaise, a participé au développement de nombreux pays d’Afrique et d’Asie. Son expérience pluriculturelle et l’observation de plusieurs conflits nous éclairent sur les dangers qui menacent l’Europe, aujourd’hui. | |
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