| | Réponses 128 | PAGE ... 2 3 4 5 6 7 8 ... | | | FORUM ACTUS  Les personnes agées ne nous aiment pas vraiment | Altheos COMPTE SUPPRIMÉ Dimanche 20 Avril 2008 à 12:51 |
| | Bof, y a moins de jeunes violent de nos jours qu'à l'époque ou eux étaient jeunes. La seule vrai différence c'est qu'à l'époque ils ne vivaient pas assez vieux pour se plaindre, ils bossaient toutes leurs vie jusqu'à leur mort quasiment. rappelez moi, un vieux qui a 80 ans maintenant il avait 15 ans en 1943 ? ah ben oui c'est sur qu'à cette époque là les jeunes avaient du respect pour les vieux....surtout en Allemagne... | |
| jbgfx666 COMPTE SUPPRIMÉ Dimanche 20 Avril 2008 à 12:52 |
| | C'est grave de raconter des conneries pareilles... | |
| | moa26 laetiss Dimanche 20 Avril 2008 à 12:54 |
| | je suis daccord avec toi JB | |
| P-a-r-i-g-i-n-a COMPTE SUPPRIMÉ Dimanche 20 Avril 2008 à 12:55 |
| | Quand je discute avec ma grand mère , ou autre generation , avec ma mère , c'est le même discour. On leurs inculquait des valeurs fortes , de manières fortes. Et le sentiment d'insecurité etait beaucoup moins présent qu'aujourd';hui. Bien evidemment , si l'on fait allusion à la guerre , c'est certain qu'on peut egalement parler de violence, mais ça n'a strictement rien a voir... Mais ma mère n'est pas née pendant la guerre , et pourtant elle est terrifié lorsqu'elle voit a quel point les jeunes aujourd'hui , ne respectent plus rien . De nos jours , la violence est sous jacente. Mais belle est bien présente. | |
| vodkapommecaramail COMPTE SUPPRIMÉ Dimanche 20 Avril 2008 à 12:56 |
| | il faut dire aussi que l'education que nos grznds parents ont eu, et celle que les jeunes ont aujourd'hui, n'est plus du tout la même....toute la difference est là | |
| Altheos COMPTE SUPPRIMÉ Dimanche 20 Avril 2008 à 12:58 |
| | Mais faut arreter un peu avec ca Audrey...En tout temps la jeunesse a été violente et on est loin d'avoir atteind des sommets. Faut vous rappelez les violences sous prétexte de politique qu'il y a eu dans les fac entre les années 1960 et 1980? avec les gauchos et les fachos qui se tapaient dessus à coup de battes à longueur de temps? Combien de personnes ici peut dire s'être déjà fait tabasser par un groupe de jeune, jusqu'à finir à l'hôpital? je suis désolé mais il y a toujours eu de la violence et on est loin d'être dans l'une des pires périodes. C'est juste que de parler de violences etc... ça fait vendre et ça plait aux médias. | |
| xxxfantastxxx COMPTE SUPPRIMÉ Dimanche 20 Avril 2008 à 13:00 |
| | voyous hache et coupe a la youle!!!!!! 2008 revolution | |
| | juliendu48 AZERTY Dimanche 20 Avril 2008 à 13:05 |
| | la violence des jeunes est devenu un enjeu médiatique majeur ....comme disais Altheos la violence ça fait vendre | |
| Altheos COMPTE SUPPRIMÉ Dimanche 20 Avril 2008 à 13:05 |
| | "L'insécurité est à la mode, c'est un fait". On croirait cette phrase prononcée hier matin sur France-Inter ou TF1. Détrompez-vous, elle a près d'un siècle. Elle fut écrite en 1907 à la une du journal La Petite République. La première décennie du vingtième siècle fut en effet très agitée par un débat sur la sécurité, qui comporta aussi un débat sur la peine de mort. Et dès cette époque, la représentation du danger principal dans la presse est déjà celle du jeune délinquant de quartier ouvrier, qui prend notamment à l'époque le nom d' "Apaches". La presse relate quotidiennement les agissements de "bandes de jeunes" des quartiers périphériques et des faubourgs de la Capitale. On les dit très violents, voleurs mais aussi violeurs et assassins. Ils seraient par ailleurs affiliés à des territoires, portant des noms de rues ou de lieux. Bref, ce seraient des sauvages, le terme d' "Apaches" leur irait bien. Le problème a provisoirement disparu avec la guerre de 14-18. Sans doute une bonne partie de ces jeunes délinquants ont-ils péri avec le reste de leur classe d'âge au fond de quelques sordides tranchées de Verdun et d'ailleurs. De fait, l'entre-deux-guerres est une période de déclin démographique pour la jeunesse. Par ailleurs, l'économie se porte bien dans les années 1920, elle est soutenue par une forte croissance industrielle (la plus élevée d'Europe à l'époque). Le salariat progresse également de façon continue. C'est un peu la répétition avant les Trente glorieuses des années 1950-1970. Survient alors la crise des années 1930 et ses conséquences sociales désastreuses. Mais l'espoir est là, incarné bientôt par le Front Populaire. Et puis c'est de nouveau la guerre et de nouveau l'hécatombe. Dans l'euphorie de la Libération, on assiste comme la fois précédente à une forte augmentation des mariages. Et, contrairement à la fois précédente, ces mariages sont aussitôt suivis de naissances en très grand nombre. C'est le fameux "baby boom". La jeunesse devient pléthorique. Et elle ne va pas tarder à de nouveau inquiéter, au fur et à mesure que les cohortes nées après la Libération arrivent à l'adolescence. De fait, c'est lors de l'été 1959 que les médias inventent la figure des "Blousons noirs" pour désigner ces jeunes délinquants dont on reparle de plus en plus. La presse évoque des bandes qui se caractériseraient par leur taille faramineuse (on évoque des groupes rivaux comptant près d'une centaine de jeunes), et par leur violence, qui serait à la fois fulgurante et "irrationnelle" voire "gratuite" (déjà!). Les propos les plus catastrophistes se font entendre et les explications moralisatrices sont fréquences: laxisme des familles, perte des valeurs morales, influence de la culture de masse américaine (c'est aussi la "génération James Dean"). Le préfet de Paris, Maurice Papon, se demande avec d'autres s'il ne faudrait pas interdire le rock n' roll... Si les rappeurs savaient... ils ne sont pas les premiers... Mais soyons précis si l'on veut comparer les époques. Que reprochait-on exactement aux "Blousons noirs"? Il est intéressant de constater que l'on incriminait fondamentalement quatre types de comportements qui sont encore aujourd'hui au cœur du débat: 1- On reprochait d'abord aux "Blousons noirs" des affrontements violents entre grandes bandes, se battant notamment à coups de chaînes de vélo et de barres de métal, autour de "territoires", mais faisant aussi des "descentes" dans les centres-villes, dans des fêtes, des concerts, et saccageant tout sur leur passage. 2- La découverte sans doute la plus surprenante pour celui qui se plonge dans les documents de l'époque est que l'on accusait ensuite ces jeunes hommes de commettre des viols collectifs. C'est même la plus grosse partie de la criminalité sexuelle juvénile traitée par la justice dans les années 1960. 3- On reprochait ensuite à ces jeunes des vols d'usage immédiat et ostentatoire liés aux nouveaux biens de consommation (la voiture, la mobyl | |
| Altheos COMPTE SUPPRIMÉ Dimanche 20 Avril 2008 à 13:06 |
| | 4- On leur reprochait enfin des actes de vandalisme tournés déjà en bonne partie contre les institutions (école, bâtiments publics) et les lieux publics (il semble que certains groupes avaient pour habitude de saccager les parcs et jardins, ce qui offrait une visibilité très forte à leur action et n'est pas sans évoquer à certains égards une des dimensions des incendies de voitures d'aujourd'hui). On le voit, le détour historique est instructif. Il ne signifie pas, bien sûr, que l'histoire est une longue ligne droite au cours de laquelle rien ne change jamais. L'histoire est sans doute plutôt cyclique. Par ailleurs, il y a toujours des nouveautés. Ni les "Apaches" ni les "Blousons noirs" ne connaissaient les drogues. De plus, ils avaient la peau bien blanche, ne se sentaient pas victimes d'un complot de la société ourdi contre eux et n'entraient qu'exceptionnellement dans des rapports de force collectifs et violents avec la police. Cela étant, il est clair que la plupart des actes de délinquance juvénile que l'on constate aujourd'hui et que l'on dit en augmentation (sans toujours pouvoir le prouver) ne sont nullement "nouveaux" dans l'histoire de la société française. Il faut donc résister ici à l'amnésie collective dans laquelle nous entraîne à la fois le sensationnalisme des médias et l'électoralisme des hommes politiques. D'autant que ce catastrophisme ambiant amène forcément tôt ou tard à remettre en question tout l'édifice du traitement de la délinquance juvénile. Le discours sur "les jeunes ultra-violents qui font des choses qu'on a jamais vues" s'accompagne en effet presque toujours du discours sur "la prévention qui a échoué et le besoin de passer maintenant à autre chose", c'est-à-dire à la prison. Pour en savoir plus - - - Copfermann E., La génération des blousons noirs, Paris, Maspéro, 1962 (ouvrage bientôt réédité aux éditions La Découverte). - - - Esterle-Hedibel M., La bande, le risque et l'accident, Paris, L'Harmattan, 1997. - - - Kalifa D., L'encre et le sang. Récits de crimes et société à la Belle Époque, Fayard, 1995. - - - Mauger G., Fossé-Poliak C., 1983, Les loubards, Actes de la recherche en sciences sociales, n°50. - - - Mucchielli L., Violences et insécurité. Fantasmes et réalités dans le débat français, Paris, La Découverte, 2002. - - - Robert Ph., Lascoumes P., Les bandes d'adolescents. Une théorie de la ségrégation, Paris, Éditions Ouvrières, 1974. - - - Perrot M., Les "Apaches", premières bandes de jeunes, repris in Les ombres de l'histoire, Paris, Flammarion, 2001. - - - Tétard F., Le phénomène "blouson noir" en France, fin des années 1950-début des années 1960, in Collectif Révolte et société, Paris, Publications de La Sorbonne, 1989. | |
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