| | Réponses 92 | PAGE ... 4 5 6 7 8 9 10 | | | | liloomultipass34 COMPTE SUPPRIMÉ Jeudi 23 Novembre 2006 à 06:39 |
| | | |
| aktarus COMPTE SUPPRIMÉ Jeudi 23 Novembre 2006 à 09:38 |
| | Alligators 427 Aux ailes de cachemire safran, Je grille ma dernière cigarette. Je vous attends. Sur cette autoroute hystérique Qui nous conduit chez les mutants, J'ai troqué mon cœur contre une trique. Je vous attends. Je sais que vous avez la beauté destructive Et le sourire vainqueur jusqu'au dernier soupir. Je sais que vos mâchoires distillent l'agonie. Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !" Alligators 427 À la queue de zinc et de sang, Je m'tape une petite reniflette. Je vous attends. Dans cet étrange carnaval On a vendu l'homo sapiens Pour racheter du Neandertal. Je vous attends. Et les manufactures ont beau se recycler, Y aura jamais assez de morphine pour tout le monde, Surtout qu'à ce qu'on dit, vous aimez faire durer. Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !" Alligators 427 Aux longs regards phosphorescents, Je mouche mon nez, remonte mes chaussettes. Je vous attends. Et je bloque mes lendemains. Je sais que les mouches s'apprêtent, Autour des tables du festin. Je vous attends. Et j'attends que se dressent vos prochains charniers. J'ai raté l'autre guerre pour la photographie. J'espère que vos macchabées seront bien faisandés. Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !" Alligators 427 Aux crocs venimeux et gluants, Je donne un coup de brosse à mon squelette. Je vous attends. L'idiot du village fait la queue Et tend sa carte d'adhérent Pour prendre place dans le grand feu. Je vous attends. J'entends siffler le vent au-dessus des calvaires Et je vois les vampires sortir de leurs cercueils Pour venir saluer les anges nucléaires. Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !" Alligators 427 Aux griffes d'or et de diamant, Je sais que la ciguë est prête. Je vous attends. Je sais que dans votre alchimie, L'atome ça vaut des travellers chèques Et ça suffit comme alibi. Je vous attends. A l'ombre de vos centrales, je crache mon cancer. Je cherche un nouveau nom pour ma métamorphose. Je sais que mes enfants s'appelleront vers de terre. Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !" Alligators 427 Au cerveau de jaspe et d'argent, Il est temps de sonner la fête. Je vous attends. Vous avez le goût du grand art Et sur mon compteur électrique, J'ai le portrait du prince-ringard. Je vous attends. Je sais que, désormais, vivre est un calembour. La mort est devenue un état permanent. Le monde est aux fantômes, aux hyènes et aux vautours. Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !" | |
| aktarus COMPTE SUPPRIMÉ Jeudi 23 Novembre 2006 à 09:43 |
| | Si j'étais le Messie, je raconterais n'importe quoi, N'importe où, n'importe comment, Et les gens me croiraient, Ils n'ont rien d'autre à faire... Si j'étais le Messie, je mènerais en bateau N'importe qui, n'importe comment, Et les gens me croiraient, Ils ne connaissent pas mes eaux... ange pour celui ci et hubert felix thiefaine pour le precedent Si j'étais le Messie, je serais pédéraste, Avec n'importe qui, n'importe comment, Et les gens me suivraient, Reniflant mon derrière... Si j'étais le Messie, je me ferais voleur, Avec n'importe qui, n'importe comment, Et les gens se tairaient, N'ayant rien d'autre à faire... Si j'étais le Messie, je construirais un temple, Avec n'importe quoi, n'importe comment, Et les gens y viendraient Pour y montrer leurs airs... Si j'étais le Messie, j'aurais un oeil de verre, Pour pouvoir fermer l'autre, pour ne rien voir du tout, Et les gens me plaindraient, Et vanteraient ma misère ! Si j'étais le Messie, je serais un ivrogne, Boirais n'importe quoi, n'importe comment et n'importe où, Et les gens m'imiteraient, Croyant toujours bien faire... Si j'étais le Messie, je marcherais sur l'eau, N'importe où, n'importe comment, Et les gens se noieraient, Croyant toujours bien faire... Si j'étais le Messie, je ferais des miracles, N'importe où, mais PAS n'importe comment, Et les gens s'étonneraient, criant : "Au nom du père !" Si j'étais le messie, j'inventerais une crèche, Pas n'importe comment, pas pour n'importe qui, Seulement pour les enfants. Les enfants grandiront, croyant toujours bien faire... Si j'étais le Messie, je me ferais crucifier, Pas par n'importe qui, pas n'importe comment, Et les gens pleureraient, Ne sachant trop que faire... Je ne suis pas Messie, heureusement pour ma mère, Qui ne pourrait plus vendre sa virginité, Car les gens l'achèteraient, Croyant toujours bien faire... Il y a très longtemps, il y eut un Messie, Il est venu d'ailleurs, d'une autre galaxie, Et les gens l'ont tué... Ils avaient cru bien faire | |
| masturbation.intellectuelle COMPTE SUPPRIMÉ Jeudi 23 Novembre 2006 à 09:45 |
| | Joël, si tu pouvais mettre le nom de l'auteur (même si c'est toi) dessous les textes ? =) | |
| aktarus COMPTE SUPPRIMÉ Jeudi 23 Novembre 2006 à 09:48 |
| | hubert felix thiefaine pour le premier et ange pour le second voila mortis | |
| masturbation.intellectuelle COMPTE SUPPRIMÉ Jeudi 23 Novembre 2006 à 09:49 |
| | Merci. | |
| liloomultipass34 COMPTE SUPPRIMÉ Jeudi 23 Novembre 2006 à 09:50 |
| | | |
| aktarus COMPTE SUPPRIMÉ Jeudi 23 Novembre 2006 à 10:02 |
| | aktarus | |
| masturbation.intellectuelle COMPTE SUPPRIMÉ Jeudi 23 Novembre 2006 à 10:09 |
| | Un Ange à l'aile oblongue se penche et fausse maladresse au gré d'une féconde ivresse laisse tomber trois plumes blanches au hasard des saisons. L'automne est favorable à la mélancolie lui a-t-on dit peut-être et de là verra-t-on naître d'un caniveau près d'un reflet de lune encore humide et chaud de la plume un poète. L'autre plume acérée tomba comme une lame au flanc d'une colline où des larmes de pierre se font les sentinelles d'un orde sacrifié. Celui-ci connaîtra la fièvre des combats la sueur et le sang les honneurs de la race et marchant sur les pas de l'aïeul sanctifié ses fils auront l'espoir de reprendre sa place. Quand la dernière enfin suspendue dans son vol attendit quelque temps pour amorcer sa chute l'Ange entonna mystique un mystérieux cantique Et prononça ces mots: "Tu ne m'oublieras pas." Les décénies passèrent et le siècle sombra... Sentant leur fin venir Ils partirent à l'assaut Des siècles à venir A l'ombre des tombeaux Ex Cathedra-Engels Lied de Forbidden Site | |
| masturbation.intellectuelle COMPTE SUPPRIMÉ Jeudi 23 Novembre 2006 à 10:11 |
| | J'ai si souvent cherché parmi les artifices Le regard innocent qui me dirait courage A traves la souffrance et qui dans les naufrages Me donnerait la main comme un ancien complice L'evanescent baiser qui pardonne et comprend La chair qui le mérite et les yeux qui l'espèrent Et qui subtile arcane héritée de nos pères Mêle au creuset du coeur la foudre avec le sang Cherchant dans la poussière un avenir à l'âme Arrose mon tombeau de fluctuantes larmes Qui sait ce qui éclôt de ces vaines douleurs Si ce n'est le bonheur de voir jaillir ensemble Fais-toi pâle ce soir je n'ai plus qu'une envie Venir crever ce coeur qui n`a fait que trop battre Sois belle et joue sans fiel mon âme est un théâtre Où de toi se déverse une ivresse infinie Mais à la fin les fleurs sont toutes un peu les mêmes Une image que l'on pleure parmi les chrysanthèmes Plus ne m'est rien... Plus ne m'est rien de Forbidden Site | |
| | | | ◄ PRÉCÉDENT | SUIVANT ► |
|